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Un peu d’histoire

L'école a été fondée par l'abbé Clovis Aubert et le Chanoine Almyre de la Taille. Le premier a été ordonné prêtre en 1856 et a occupé plusieurs postes de professeur avant d'arriver à Pithiviers, le second, ordonné prêtre en 1843, est devenu curé de Pithiviers en 1858.

Cette école est ouverte en conformité des dispositions de la Loi Falloux de 1850 promulguée, alors que Louis-Napoléon Bonaparte est président de la République (Deuxième République).  
La Loi Falloux reconnaît deux espèces d'écoles primaires et secondaires :
  • Les écoles fondées ou entretenues par les communes, les départements ou l'État, et prennent le nom d'écoles publiques.
  • Les écoles fondées et entretenues par des particuliers ou associations, qui prennent le nom d'écoles libres.
L'école a ouvert ses portes le 1er octobre 1863 avec 58 élèves. Le 1er octobre 1864,il y a 88 élèves. En 1865, il y a 99 élèves, et 102 en 1866 (externes et pensionnaires).
Devant cette affluence, il faut de nouveaux locaux.

Un plan est arrêté et un vaste terrain situé à la jonction des mails ouest et sud fut acquis grâce à la bienveillance et au concours généreux d'une famille de Pithiviers, la famille BEZARD.  
Le Chanoine de la Taille, encouragé par sa famille, se met à l'œuvre. En reconnaissance, l'Ecole a adopté les armes et la devise de la famille de son bienfaiteur :"Virtus fides que corona", "Le courage et la foi, voilà notre couronne".

Ces armes sont : de sable, à un lion d'or armé et couronné de même.
Au mois d'août 1866, les premiers coups de pioche sont donnés sur le terrain dit du "Champ d'Asile". L'année suivante, à la rentrée d'octobre, l'édifice se trouvait prêt à recevoir ses 109 élèves et ses six professeurs, et l'Ecole quitta la rue de l'Église.

À la même époque il y avait déjà quatre écoles libres à Pithiviers : une école maternelle existait place Jean de la Taille, une école de filles fonctionnait rue des Essarts, l'institution secondaire Jehanne de France formait les filles dans le faubourg du Croissant et une école libre de garçons au 12 avenue de la République préparait au certificat d'études primaires. Après la réussite à l'examen, passé à 12 ans, des élèves de cette école dite de l'abbé Foutrier continuaient leurs études à l'école Saint Grégoire.

L'école Saint-Grégoire est donc une école libre et l'enseignement y est assuré par des prêtres et des séminaristes que l'évêque envoie dans les écoles de son diocèse. À la fin de la première année d'existence de l'école, pour réagir aux attaques qui portent sur la qualité des études, l'Abbé Aubert et le Chanoine de la Taille rédigent un prospectus qui dit : ""L'Ecole St-Grégoire a été fondée en 1863, dans une pensée patriotique et chrétienne. Inspirer aux élèves le respect et l'amour de la Religion, base nécessaire d'une solide éducation , les former à l'habitude du travail et de l'obéissance, les initier à de fortes études : tel est le but que s'est proposé d'atteindre le nouvel Établissement".

Les décennies passent les soubresauts de l’histoire, tels que les guerres mondiales ou les évolutions législatives, loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, loi Debré, génèrent des bouleversements profonds que l’Ecole traverse en assurant les missions pour lesquelles elle a été créée. 

Après la deuxième guerre mondiale, la loi du 31 décembre 1959, dite loi "Debré" sur la liberté de l'enseignement fixe les règles de fonctionnement et de financement des établissements privés qui signent un contrat d'association avec l'État.

Les professeurs, pour être recrutés, doivent avoir les mêmes titres universitaires que leurs homologues de l'enseignement public.  
L'établissement "sous contrat" est ouvert à tous et perçoit des subventions de fonctionnement dans le cadre du "forfait d'externat". Les élèves qui bénéficient de bourses d'études peuvent être inscrits dans les établissements privés.

En 1977, une décision du Conseil Constitutionnel reconnaît la liberté de l'enseignement comme un des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.
L'école Saint-Grégoire devient établissement sous contrat.
Après avoir quitté les locaux du centre-ville l'Institution Jehanne de France fonctionne dans des locaux préfabriqués installés dans le Parc de Bellecour, près du "château" habité par la communauté des religieuses dominicaines.

Les filles de l'Institution Jehanne de France et les garçons du collège Saint Grégoire sont regroupés dans les mêmes classes, avenue de la République à partir de la rentrée de 1967.
À cette date, c'est la Directrice du collège de filles, Sœur Dominique qui prend la direction du nouvel établissement dénommé Saint Grégoire-Jehanne de France.

L'école maternelle Saint-Joseph quitte la place Jean de la Taille pour s'installer en 1993 dans l'enceinte du groupe scolaire Saint Grégoire-Jehanne de France, dans de nouveaux locaux plus spacieux et plus confortables.  
Sous l'impulsion du Chanoine Quartier, Directeur diocésain, le rapprochement des deux établissements privés de Pithiviers, L'école Saint Grégoire (école et collège) et l'école Blanche de Castille (lycée professionnel) amorcé en 1986 aboutit à une fusion des organismes de gestion en 1996 et au regroupement géographique des deux structures, à la rentrée scolaire de 2008, sur le site de l'Avenue de la République .





AU DÉBUT DU VINGTIÈME SIÈCLE …

Une année à l’Ecole !
L'école Saint-Grégoire est un établissement qui ne dépend, pour son organisation et son fonctionnement que de l'Évêque et du Supérieur qui dirige l'institution.
Au début du XX ème siècle, le calendrier scolaire est fixé en fonction d'une tradition qui tient compte des travaux agricoles et de la nécessité de disposer de bras supplémentaires au moment des moissons et des récoltes. Les dates des congés scolaires sont donc fixées localement. 

Le Supérieur, comme l'évêque, peut être amené à attribuer des jours de congés à des élèves qu'il veut récompenser et les activités artistiques des élèves leur valent souvent d'être ainsi gratifiés.  
Les enseignants sont alors majoritairement des prêtres ou de futurs prêtres envoyés par l'évêque.

Quelques professeurs laïques occupent des postes, ainsi que des religieuses en charge de tâches matérielles liées au fonctionnement d'un internat, où les pensionnaires restent plusieurs mois sans rentrer dans leurs familles.  
La rentrée a lieu au début du mois d'octobre pour des garçons qui sont en majorité des pensionnaires. 

Les premiers jours de congés ont lieu après les fêtes de Noël et les élèves quittent l'école pour une semaine.  
Les vacances de Pâques durent une semaine.
La distribution des prix, à la fin du mois de juin, est un événement qui se déroule sous la présidence de l'évêque en présence de très nombreux notables de la ville et des environs.
Ces hommes, laïques et ecclésiastiques sont plus d'une centaine à assister à l'événement à l'issue duquel la phrase rituelle : "Les vacances sont ouvertes" prononcée par le Supérieur, vide l'école de tous ses élèves pour trois mois.

Récompenses et reconnaissance
Chaque semaine, la classe se termine le samedi soir par la proclamation des notes. Le Supérieur procède à la lecture solennelle des places, des notes et des points hebdomadaires, en présence de tous les élèves de la division qui reçoivent reproches ou félicitations. 

Les noms des élèves qui ont eu les meilleures places aux compositions hebdomadaires figurent sur les tableaux d'honneur affichés au parloir.  
Un système de bons et de mauvais points permet aux élèves qui ont eu des bons points de bénéficier d'une séance récréative bi-mensuelle ou d'une sortie d'honneur.
La séance récréative se substitue, deux fois par mois, aux heures d'études du soir pour les élèves qui ont eu 50 bons points dans la semaine.

Ceux qui accèdent à cette récompense peuvent pratiquer des jeux de salon et ils reçoivent aussi une tasse de thé !  
La sortie d'honneur est accordée le jeudi, jour de repos de milieu de semaine, à partir de 10 heures. L'élève ainsi gratifié revient à l'école pour 20 heures.
Les bons résultats scolaires peuvent aussi donner lieu à une journée supplémentaire de congé aux vacances de Janvier ou de Pâques. 

Les prix d'honneur, de travail et de conduite sont décernés par les suffrages réunis des maîtres et des élèves.
Les parents des élèves reçoivent aussi des carnets ou des bulletins de notes hebdomadaires, mensuels ou trimestriels. 

Les élèves vont en promenade deux fois par semaine, l'après-midi : le jeudi, jusqu'à la tombée de la nuit en hiver et jusqu'au dîner en été. Le dimanche la promenade a lieu depuis la fin des Vêpres jusqu'au soir.





LA  JOURNÉE DE CLASSE D’EMMANUEL P.  A SAINT GREGOIRE (1935)

Les lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi (juste un après midi de congé le jeudi)
  • 8 heures : Entrée des cours  
  • 10 heures : Récréation
  • 12 heures : Déjeuner
  • 13 heures 30 : Reprise des cours par une étude où étaient pratiqués les exercices d'application (c'était en plus des leçons à faire le soir)
  • 16 h 15 Fin des cours
  • 16 heures 45 : 2 heures d'étude quasiment obligatoires





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